Le 7 juillet, Netanyahou était en visite à Washington pour discuter avec Trump ce que les deux criminels de guerre osent appeler un cessez-le-feu. Ce simulacre n’est pour eux qu’une étape pour poursuivre leur œuvre assassine, intensifier leur plan de nettoyage ethnique de Gaza et la déportation des Palestiniens, ainsi que la réorganisation du Moyen-Orient en fonction des intérêts israéliens et américains. Et, comble du cynisme, il a fait état, obséquieux, de sa demande pour que le « Nobel de la paix » soit accordé à Trump ! Une provocation, une nouvelle insulte aux Gazaouis et à tous les peuples de la planète qui en sont solidaires !

Mardi dernier, la motion de censure déposée par le PS et votée par tous les députés de gauche et quelques-uns du groupe LIOT, 189 voix au total, a été rejetée. Après le vote, Bayrou s’est vanté d’avoir échappé à sa « huitième » motion de censure… grâce à l’abstention du Rassemblement National, aurait-il dû ajouter. Il obtient ainsi un sursis de trois mois jusqu’à l’examen du budget à l’automne. 

« Le 16 janvier dernier, disait le PS en introduction de sa motion de censure, dans un courrier adressé aux parlementaires socialistes et apparentés, et suite à la demande de ces derniers, le Premier ministre s’était engagé à lancer une concertation sur les retraites "sans totem ni tabou, pas même l’âge légal d’ouverture des droits", avec comme condition "unique mais fondamentale… celle de l’équilibre financier". Il avait conclu, qu’il y ait accord ou non à l’issue de la concertation, que le "Parlement aura, en tout état de cause, le dernier mot" ».

Et le PS de crier à la « trahison », reprochant au gouvernement de ne pas faire examiner par l’Assemblée un nouveau texte sur la réforme des retraites. Quelle farce !

La France vient de connaître son mois de juin le plus chaud avec celui de 2023 et, de mardi à mercredi, une des nuits les plus chaudes depuis le début des mesures en 1900, apogée d’un « épisode caniculaire » survenu après une première vague de chaleur depuis le 19 juin, épisode particulièrement précoce qui vient démontrer aux sceptiques que le réchauffement climatique est bien réel et impacte les conditions de vie et de travail. La canicule a atteint toute l’Europe, principalement l’Espagne, le Portugal, l’Italie avec des records de température dans les grandes villes. Le réchauffement de la température de l’eau de l’océan et des mers y joue un rôle important. Dans certaines zones de la Méditerranée cette hausse dépasserait de 5 degrés les températures saisonnières. Une telle précocité et une telle extension géographique, « c’est du jamais vu », reconnaît la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher dont le gouvernement a abdiqué même formellement de ses velléités de lutte contre le réchauffement climatique qui exigerait qu’il soit capable et veuille remettre en cause le système qu’il sert. Tout au plus prétend-t-il y adapter la société, tenter d’en atténuer les effets les plus brutaux qui frappent plus directement les plus démunis et les plus fragiles. En fait, il n’anticipe rien et n’a d’autre politique que de faire la morale façon Macron, « Occupons-nous les uns des autres » ou, plus brutal, façon Retailleau, « Arrêtons de tout demander à l’Etat. […] L’État prend ses responsabilités, mais on est une société, on est une communauté nationale. Je veux rappeler que la responsabilité, c’est important. Il faut prendre soin les uns des autres. » La carence de l’État est patente, il n’est pas plus capable d’anticiper pour protéger la population face à la canicule que de lutter contre la catastrophe écologique en cours dont l’oligarchie financière qu’il sert porte la responsabilité.

La farce du conclave s’est terminée lundi soir, après une ultime provocation des syndicats patronaux Medef et CPME, organisant leur propre conférence de presse pour mettre en scène leurs « propositions », juste avant l’ouverture de cette ultime réunion. Hors de question pour eux d’apparaître en position de reculer sur quoi que ce soit !

Tout un symbole, qui montre à quel point le Medef impose ses volontés à l’issue de ces 4 mois de comédie de « dialogue social », où les syndicats n’ont cessé de faire reculades sur reculades, obsédés par leur position de « partenaires sociaux », pour, au final, prendre une nouvelle gifle attendue...

Trois jours à peine après avoir ordonné, en complément de l’offensive israélienne contre l’Iran lancée le 13 juin, une attaque aérienne sur les sites nucléaires iraniens, le largage par des bombardiers furtifs B2, partis du Missouri, de plusieurs bombes anti-bunker GU57 de 13 tonnes, les plus destructrices au monde si on excepte les armes nucléaires, Trump était accueilli en héros de la paix mardi après-midi au sommet de l’Otan à La Haye parce qu’il avait réussi à obtenir la veille un accord de cessez-le-feu entre Israël et l’Iran après une « guerre de douze jours ».

Les Etats-Unis ont bombardé dans la nuit de samedi à dimanche trois des principaux sites nucléaires iraniens. Trump s’est félicité d’avoir complètement détruit les capacités d’enrichissement avant de menacer l’Iran contre toutes « représailles » à l’encontre des Etats-Unis qui répondront « avec une force bien plus grande que ce qui a été observé ». Le tout au nom de dieu : « Je tiens à remercier tout le monde, et en particulier Dieu. Je veux simplement dire que nous t’aimons,  Dieu, et que nous aimons notre grande armée. Protèges-les. Que Dieu bénisse le Moyen-Orient, que Dieu bénisse Israël et que Dieu bénisse l’Amérique. Merci beaucoup. Merci ».  Pour affirmer cynique et martial, « L’Iran doit maintenant faire la paix », la paix par la force !

Netanyahou lui a adressé un message admiratif et obséquieux : « Votre décision audacieuse de viser les installations nucléaires de l’Iran avec la puissance impressionnante et juste des Etats-Unis changera l’histoire ». « Un tournant historique » dit-il, en fait un acte terroriste qui accélère la marche à la mondialisation de la guerre.

La cour d’appel de Paris a confirmé le 12 juin la libération des cinq responsables de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), organe opérationnel du parti Union calédonienne (UC) à la tête des révoltes de mai 2024 sur l’île, en détention provisoire en France un an après y avoir été déportés.

Christian Tein, le principal dirigeant, reste mis en examen, et ils ne peuvent entrer en contact entre eux ni se rendre en Nouvelle-Calédonie. Deux autres militantes avaient été libérées plus tôt et autorisées à rentrer.

Cette semaine a vu Trump accélérer brutalement son plan de guerre aux migrants visant plus largement à imposer sa politique aux États, dont la Californie, pour mettre en place un régime policier, faire plier les Démocrates et les juges, terroriser la population, le monde du travail, afin d’établir sa dictature.

Les jours précédents avaient été marqués par la mise en scène médiatique par Trump et Musk de leur rupture, rupture qui, quelle qu’en soit la dimension psychopathique, est l’expression de la décomposition politique et morale de l’oligarchie des milliardaires et des contradictions dont la première puissance mondiale est prisonnière, contradictions sans autre issue que la fuite en avant vers la dictature présidentielle.

« Dette de la France : une mise sous tutelle du FMI n’est plus exclue » titrait en début de semaine La Tribune. « Face à l’ampleur de notre endettement, Éric Lombard, le ministre de l’Économie, tire la sonnette d’alarme. Notre pays perd en souveraineté, en indépendance, et pourrait se retrouver sous la menace d’une mise sous tutelle des créanciers et du FMI », ce dernier appelant à des « décisions difficiles ».

« Nous ne pouvons plus continuer à marcher en somnambules vers le mur de la dette » faisait écho mercredi le directeur de la Banque de France… « Nos enfants et petits-enfants doivent déjà faire face à un monde plus dur et à la menace climatique. Ne leur laissons pas en plus une facture financière insupportable » (!) Tout est dans le « nous »…

Cinq semaines après le meurtre d’Aboubakar Cissé, jeune Malien musulman poignardé à mort, le 25 avril, dans une mosquée de La Grand-Combe dans le Gard, Hichem Miraoui, Tunisien de 45 ans, a été tué par balle, samedi 31 mai, dans le Var et deux de ses voisins kurdes ont échappé de peu à la mort. Contrairement au premier crime, le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête préliminaire pour « assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, commis en raison de la race ou la religion », ainsi que pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Christophe Belgembe, le meurtrier, affichait ouvertement son racisme et sa sympathie pour le RN.  Il avait exprimé sa haine violente sur les réseaux sociaux et dans des vidéos, « Là, je vais sortir, je vais faire un petit carton déjà. Rien qu’en sortant de chez moi, tous les sans-papiers, les bordels, les machins, je vais me les cartonner ». Dans une vidéo postée après son passage à l’acte, il appelle à voter pour le RN : « Mon âme vaut plus que ces putains de bicots. L’État n’est pas capable de nous protéger, l’État n’est pas capable de les renvoyer chez eux. Jean-Marie nous l’avait dit, on serait dans la merde, on est dans la merde. Je suis pas un pro-RN, mais voilà. Si Marine ou Jordan passent pas, les mecs... » Pour ajouter « Les mecs comme moi, va y en avoir plein. Je suis que le premier ». Bruno Retailleau n’a pas pu faire moins que de dénoncer ce crime « raciste » et « prémédité » découvrant que le racisme est « un poison qui tue ».