Les brigands capitalistes parlent de paix tout en poursuivant leur politique militariste et guerrière. Pas un euro, pas une arme, pas une vie pour leurs guerres !
Mardi, le jour même où les dictateurs Trump et Poutine s’entretenaient au téléphone d’un cessez-le-feu hypothétique dans l’objectif de dépecer l’Ukraine, l’armée israélienne, après avoir empêché tout approvisionnement de la bande de Gaza depuis le 2 mars, rompait la trêve conclue avec le Hamas par des bombardements massifs sur la population palestinienne, faisant en quelques heures près de 500 morts. Les jours suivants, tout en continuant ses frappes, elle engageait une offensive terrestre dans la bande de Gaza pour y occuper de nouveaux territoires.
Pour perpétrer ces crimes, Netanyahou s’est revendiqué explicitement de Trump, qui avait promis un « enfer » aux Palestiniens si le Hamas ne libérait pas tous les otages. Les bombardements, a précisé le gouvernement israélien, ont été menés « en totale coordination » avec Washington. Dans le même temps, l’aviation américaine a mené une série de raids meurtriers au Yémen en réponse à des attaques houthies contre des navires militaires étatsuniens.
A propos du livre de Tom Thomas, « Anatomie du chaos, la destruction du capitalisme par lui-même »
Tom Thomas, auteur de nombreux ouvrages marxistes sur le capitalisme, son évolution et ses conséquences, vient de publier un nouveau livre[1] qui fournit une analyse du capitalisme aujourd’hui, « le capitalisme sénile », et des logiques de classe qui conduisent à sa faillite et fondent la perspective de son renversement révolutionnaire ainsi que les bases matérielles déjà existantes d’une société communiste.
Militant révolutionnaire dans les années 70-80, il s’est mis en retrait « ayant bien dû constater et admettre, comme il l’écrit, que les conditions de la création et du développement d’un mouvement révolutionnaire n’étaient pas encore mûres » sans abdiquer de ses idées et convictions marxistes à la défense desquelles il a consacré ses ouvrages[2].
Pas un euro, pas une arme, pas une vie pour leurs guerres ! Contre l’Europe de la Défense, les États Unis socialistes d’Europe
Par une énième volte-face, Trump a finalement négocié avec l’Ukraine, et sur son dos, une proposition de trêve de 30 jours à laquelle tant lui que Zelensky somment maintenant Poutine de répondre. Le dictateur russe a admis le principe d’une pause dans les combats qu’il conditionne cyniquement à l’avancée de ses troupes dans la région de Koursk, en Russie, dont s’était emparée l’armée ukrainienne en août dernier et il réclame des conditions de sécurité pour une « paix durable », en particulier la non-intégration de l’Ukraine dans l’Otan. En février, Trump avait assuré à Poutine que l’Ukraine ne récupérerait ni la Crimée ni le Donbass et qu’elle n’entrerait jamais dans l’Otan.
Après trois ans de guerre, un million de morts probablement au total, des souffrances et des destructions incommensurables pour les populations principalement en Ukraine, on en reviendrait à la situation d’avant la tentative d’invasion de l’Ukraine par Poutine, en février 22, réponse barbare du capitalisme russe et de son dictateur aux abois au projet explicitement formulé par l’Otan et l’UE d’une intégration prochaine de l’Ukraine et au refus des Etats-Unis de toute négociation de l’ultimatum russe de décembre 2021.
Trump et sa guerre commerciale ébranlent l’économie mondiale et accélèrent la marche à la faillite du capitalisme sénile qui l’a enfanté
« Croissance en berne, profits revus à la baisse… Trump déploie sa politique et Wall Street déchante » titrait le journal Les Echos mardi 12 alors que la bourse de New York venait de connaître deux journées noires, marquées par la chute de ses principaux indices. Sur la seule journée de lundi, le Down Jones perdait 2,08 %, le S&P 500 2,7 %, le Nasdaq 4 %. Ils poursuivaient leur baisse les jours suivants avant de repartir à la hausse vendredi, incertitude et nervosité des marchés alors que l’or bat des records historiques.
Les grandes entreprises de la tech, dites les « sept magnifiques », sont les plus touchées. La folie spéculative qui a accompagné depuis fin 2022 la course au développement de l’Intelligence artificielle, boostée ensuite par l’intronisation de Trump, avait porté leurs capitalisations boursières à des sommets. Mais entre le pic du 19 février et mardi 12 mars, Meta a reculé de 4,42 %, Microsoft de 3,34 %, Alphabet de 4,41 %, Apple de 4,85 %, Amazon de 2,36 %, Nvidia de 5,07 % et Tesla de 15,43 %. Sur la période, la capitalisation boursière globale des 500 entreprises constitutives du S&P500 a chuté de 4000 milliards de dollars, celle des « 7 magnifiques » de 1570 milliards dont 750 milliards sur la seule séance de lundi 11. Tesla, qui a perdu 800 milliards de dollars, est la plus touchée, tout comme son patron Musk, dont la fortune a fondu de 148 milliards de dollars, premier symptôme d’une possible déroute politico-financière.
Contre l’offensive masculiniste et l’extrême droite, revenir aux origines du 8 mars pour que la mobilisation féministe dynamise le mouvement ouvrier
« Historiques, pas hystériques » disaient des pancartes dans les manifestations du 8 mars. Oui, historique, c’est bien le sens et la dimension des mobilisations féministes combatives, dynamiques, colorées, déterminées et en colère contre toutes les attaques faites aux femmes et minorités de genre, dans le contexte d’offensive masculiniste orchestrée par l’extrême droite, Trump en tête.
Cette offensive est une déclaration de guerre aux récentes victoires du mouvement des femmes, la mise en accusation sur la place publique de Dominique Pélicot, Le Scouarnec, l’Abbé Pierre ou le pensionnat de Bétharram...
Elles ont fait le procès de l’oppression des femmes et de son corollaire, la pédophilie, au cœur même de la société, acceptées, partie intégrante des rapports de domination inhérents au capitalisme dont le patriarcat est indissociable.
Pour répondre au désarroi du monde du travail face au basculement du monde, le besoin d’une perspective révolutionnaire
Après l’investiture de Trump-Musk, le 20 janvier, l’accentuation de la guerre commerciale, l’annonce du projet des USA et d’Israël de déporter plus de deux millions de Palestiniens vers l’Égypte et la Jordanie avant de suspendre l’approvisionnement de Gaza, le tournant américain dans la guerre par procuration d’Ukraine suivi du réarmement à marche forcée de l’UE marquent un tournant dans la crise globale du capitalisme, un basculement du monde.
La violence cynique des agressions politiques, sociales, diplomatiques et militaires de Trump déroute mais elle est dans la continuité, quant au fond, de la violence hypocrite de Biden et de l’Otan justifiant le génocide du peuple palestinien au nom du droit d’Israël de se défendre ou accusant d’antisémitisme celles et ceux qui le dénoncent ou justifiant leur guerre par procuration contre la Russie au nom du droit des nations à disposer d’elles-mêmes.
Guerre, profits, concurrence, Macron-Bayrou veulent nous faire payer et les directions syndicales « conclavent » !
Cette semaine à Washington, Macron tentait de se faire une place entre Trump et Poutine, alors que les Etats-Unis viennent d’opérer un brusque revirement diplomatique sur la guerre en Ukraine, mis en scène vendredi au beau milieu du bureau ovale avec les menaces de Trump à Zelinsky : « concluez un accord ou nous vous laissons tomber » ! Pour négocier avec Poutine, Trump voudrait se débarrasser de celui qui fut encensé comme chef militaire, grand défenseur de l’Occident dans la guerre par procuration des USA et de l’Otan contre la Russie.
Une politique qui conduit Macron et l’Europe à accepter le rôle de supplétif de l’armée américaine pour assurer cette « paix par la force » le long des frontières avec la Russie et qui fait tomber le masque de la politique des Etats-Unis vis-à-vis de la guerre en Ukraine. Après l’hypocrisie de Biden prétendant agir au nom de la défense des droits des peuples, la « paix » de Trump ne vise qu’à faire sous-traiter la politique belliciste des Etats-Unis par l’Europe. Et dimanche, à Londres, toutes celles et ceux qui s’étaient empressés de condamner Trump ont déployé leur zèle pour mettre en musique leur rôle dans sa politique pour « éviter le risque que l’Occident se divise », ainsi que l’a déclaré Meloni.
Elections fédérales : l’Allemagne et l’UE dans la tourmente du capitalisme mondialisé et de la guerre
Les élections fédérales anticipées en Allemagne viennent de se dérouler dans un climat de crise politique et économique aiguë au niveau national, ayant mené à l’explosion de la coalition centriste, mais surtout dans le contexte d’enjeux internationaux omniprésents. Cette campagne aura ainsi vu les très peu diplomatiques ingérences de Trump, Musk et Vance, soutenant leur poulain d’extrême-droite remonté à bloc. Le mépris total adressé à leurs vassaux du vieux continent est dans le même temps une démonstration claire des prétentions étasuniennes à vassaliser l’Europe par la force.
Trump négocie avec Poutine une paix entre brigands capitalistes pour mieux continuer sa guerre
Il y aura trois ans, ce lundi 24 février, le tyran Poutine, en réponse au déploiement de l’Otan aux frontières de la Russie, lançait ses troupes dans l’invasion de l’Ukraine, début d’une guerre affreusement meurtrière et destructrice, fratricide, une guerre voulue par les Etats-Unis à laquelle Trump prétend aujourd’hui mettre fin.
Ses représentants ont rencontré une délégation russe mardi dernier à Ryad en Arabie saoudite pour entamer des négociations bilatérales sans la participation de l’Ukraine, de Zelensky ni d’aucun représentant européen. Trump a même injurié publiquement Zelensky à plusieurs reprises en le traitant de « dictateur sans élections » et en l’accusant, aussi, d’avoir commencé la guerre. « Vous auriez dû y mettre un terme il y a trois ans. Vous n’auriez jamais dû la commencer » a-t-il déclaré à la presse américaine, pour le moins ingrat vis-à-vis de celui qui s’est fait le champion de la défense de l’occident, sacrifiant son peuple aux intérêts des USA et de leurs alliés, chair à canon de leur guerre par procuration.
Bétharram : les mensonges de l’Église, l’État, Bayrou et autres bons apôtres pour masquer la violence de leur ordre moral réactionnaire et de la famille patriarcale
Dans un long article, France 3 Aquitaine rappelait le 19 février les « premiers témoignages que nous avions publiés sur l’affaire Bétharram, le 17 novembre 2023. Et les nombreux autres qui ont suivi tout au long de l’année 2024. Car avant d’être un scandale politique autour de François Bayrou, l’affaire Bétharram, ce sont des décennies de violences, de souffrance et d’omerta, que de nombreuses victimes ont racontées depuis un an et demi »[1].
L’indécence et le cynisme le disputent au sordide quand le Premier ministre, élu local depuis 1982, ex président du conseil général, qui avait dans ses prérogatives la protection de l’enfance, explique avoir « fait tout ce qu’il y avait à faire » concernant cette institution catholique, école -sinon de la République du moins financée par elle- dans laquelle la bourgeoisie locale envoyait ses enfants se « former » à la dure. La famille Bayrou y scolarisait deux de ses enfants et Madame y « enseignait » le catéchisme.