1) La folie et l’horreur de l’escalade guerrière se sont emparées, après la guerre d’Ukraine, du Moyen Orient dans cette absurde et criminelle concurrence entre puissances capitalistes qui se jouent des peuples et les sacrifient à leurs luttes d’influence pour s’approprier les richesses, contrôler les sources d’énergies, asseoir le pouvoir et la domination des classes capitalistes. Cet engrenage fou et sanglant est hors de contrôle. Dans la guerre d’Ukraine, les USA et leurs alliés de l’Otan veulent mettre Poutine à genoux et désignent la Chine comme leur cible. Au Moyen Orient, Israël et ses alliés veulent détruire le Hamas, en réalité enterrer la question palestinienne, exterminer un peuple sous le poids des bombes, pour que prospèrent les affaires de la bourgeoisie israélienne et celles de son maître, la première puissance mondiale, les USA.

Aucune issue n’est possible pour eux, si ce n’est la défaite du camp opposé à celui des vieilles puissances impérialistes, les USA, la France, l’Otan. La paix pour eux ne peut être que la capitulation de leur ennemi, c’est à dire une étape vers une nouvelle guerre, la guerre sans fin que connaît le Moyen Orient et dont le peuple palestinien est victime depuis des décennies, la guerre comme mode d’existence et de perpétuation du capitalisme et des grandes puissances.

« Il n’y aura pas de cessez-le-feu, de cessez-le-feu général, à Gaza, sans la libération de nos otages [...]En ce qui concerne les petites pauses – une heure par-ci, une heure par-là –, nous les avons déjà eues » a encore une fois affirmé Netanyahou avant de concéder des pauses de 4 heures par jour. « Ces quatre heures de pause sont une honte et d’un cynisme affligeant », répond un médecin, elles ne serviront à « rien » alors que le système hospitalier est bombardé, détruit, que le matériel manque, comme les soignants épuisés. Elles n’ont qu’un objectif, faciliter l’organisation par l’armée israélienne du déplacement forcé, le dramatique exode, des gazaouis vers le Sud. Le gouvernement génocidaire d’Israël s’oppose en fait à toute aide humanitaire. Pour lui, il n’y a pas de civils non impliqués dans la bande de Gaza, une responsabilité collective qui appelle une punition, une vengeance collective.

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, dénonce un « cimetière pour les enfants », « Le cauchemar à Gaza est plus qu’une crise humanitaire, c’est une crise de l’humanité ».

« Aucun endroit n’est en sécurité, c’est une guerre totale, une tragédie sans échappatoire », dénonce Médecins sans frontière, « les bombes qui tombent partout », les camps de l’ONU surpeuplés où s’entassent des dizaines de milliers de déplacé·e·s dans des conditions désastreuses.

La loi immigration, la 30ème depuis 1980, a été discutée et votée cette semaine au Sénat, avant de l’être à l’Assemblée à partir du 11 décembre. Le Sénat a aggravé le projet initial du gouvernement. Les amendements réactionnaires et répressifs des sénateurs LR, majoritaires, ont trouvé les faveurs de Darmanin, soucieux de ne pas se laisser doubler sur sa droite et qui fait du vote de cette loi anti-immigrés, « le texte le plus ferme, avec les mesures les plus dures, de ces trente dernières années », sa bataille personnelle pour prendre le leadership du bloc réactionnaire dans la course à la présidentielle.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir laissé sortir plusieurs centaines de ressortissants d’autres pays et binationaux par le check-point de Rafah, l’armée israélienne a annoncé qu’elle avait encerclé la bande de Gaza et qu’elle allait y renvoyer les Palestiniens, travaillant en Israël, qu’elle avait retenus après le 7 octobre. Désormais, il n’y aurait plus aucune communication avec Gaza, complètement coupée du monde. Le pire est à craindre, au-delà de l’horreur des massacres de masse déjà perpétrés et des conséquences meurtrières de la famine, du manque d’eau potable, de l’absence de soins médicaux. Vendredi et samedi, l’armée israélienne n’a pas hésité à bombarder l’entrée de l’hôpital al-Shifa à Gaza, un convoi d’ambulances, une école de l’ONU, une de plus, où s’étaient réfugiées des personnes déplacées, ainsi que le camp de réfugiés de Magahazi à Gaza faisant 51 morts, majoritairement des femmes et des enfants.

Le camp de concentration qu’était déjà Gaza devient un véritable camp d’extermination. Plus de 10 000 Gazaouis dont plus de 3900 enfants sont déjà morts, un nombre largement sous-estimé parce qu’il est impossible de retrouver les corps sous les tonnes de béton des tours d’habitation écroulées sous les bombes et il y a au moins trois fois plus de blessés.

La CNUCED (conférence des nations unies pour le commerce et le développement) a publié début octobre son rapport annuel sur la santé de l’économie mondiale. Le tableau qu’elle en dresse illustre par ses statistiques et ses analyses un état des lieux et des évolutions dont l’évidence s’impose depuis bien des mois. La croissance de l’économie mondiale est en baisse, au bord de la récession… Les investissements fuient plus que jamais le secteur de la production pour se précipiter dans les opérations financières, industrie de la dette et spéculation sur les marchés financiers… La concentration du capital se traduit par une domination toujours plus grande des entreprises géantes, dont la croissance sans précédent des profits se nourrit du recul de la part des revenus du travail dans les richesses produites, génère l’inflation, creuse les inégalités sociales, alimente la récession et prépare de nouveaux effondrements financiers.

Alors que les conséquences catastrophiques du réchauffement climatique frappent de plus en plus violemment une large fraction de la population mondiale, les rapports scientifiques qui se succèdent sont de plus en plus alarmistes, soulignent le caractère global de la menace et s’inquiètent de l’incapacité des gouvernements et des multinationales à en prendre la mesure pour y faire face.

L’offensive terrestre d’Israël pour rayer de la carte Gaza a commencé. Après 22 jours de bombardements incessants sur une population affamée, assoiffée, sans abris, la soldatesque sioniste a commencé l’invasion de Gaza, protégée par un déluge de feu, le plus intense depuis le début de la guerre. Gaza est « un champ de bataille ». C’est à un véritable nettoyage ethnique auquel se livre l’armée israélienne avec le soutien de toutes les puissances capitalistes occidentales derrière les USA emportés dans une nouvelle croisade contre le monde arabe, les musulmans.

Vendredi soir, l’Assemblée générale de l’ONU a réclamé à une large majorité une « trêve humanitaire immédiate », demande toute platonique que l’ambassadeur israélien à l’ONU a qualifiée d’« infamie ».

Macron en Israël le 24 octobre, en soutien au gouvernement d’extrême-droite de Netanyahou, a lancé un appel à « bâtir une coalition régionale et internationale contre les groupes terroristes qui nous menacent tous… à ce que la coalition internationale contre Daech puisse lutter aussi contre le Hamas ». Dupe de son rôle et habité par le souvenir de la grandeur passée de la France, il a enfilé le costume trop grand de dirigeant international, se posant comme leader de la lutte contre le terrorisme, avec cette proposition de mobiliser la coalition internationale créée en 2014 par les puissances occidentales contre l’Etat Islamique, pour aujourd’hui lutter contre le Hamas. Une agressivité belliciste qui, faute de retenir l’attention des dirigeants occidentaux, assurait de son soutien inconditionnel l’Etat sioniste qui a commencé le massacre de la population de Gaza.

« Fronde », « déclin », « nouvelle union de la gauche », « le problème Mélenchon », pas un jour sans que les médias ou les différentes personnalités de la NUPES et de LFI ne s’interpellent ou ne dénoncent les positions des uns ou des autres, en ciblant Mélenchon en particulier. Si ces querelles révèlent les ambitions de beaucoup elles illustrent surtout les limites de cette alliance comme l’impasse du « projet » qu’elle prétend porter.

Macron-Darmanin et le gouvernement se sont immédiatement saisis du meurtre abject de Dominique Bernard au lycée d’Arras, de l’émotion et de l’indignation qu’il a suscitées, pour lancer une campagne virulente, raciste et xénophobe contre les étrangers et français fichés S, et contre tous les étrangers, terroristes potentiels dans leurs cerveaux malades. L’attentat de Bruxelles a décuplé les tensions pour venir justifier l’offensive policière du pouvoir.

Au nom de la lutte contre le terrorisme, celui-ci a lancé une traque à grande échelle contre les « individus suspectés de radicalisation… jugés dangereux » en vue de leur expulsion, demandant aux préfets de retirer leur carte de séjour à ceux en situation régulière, avec une attention particulière pour les « jeunes hommes originaires du Caucase sur la tranche 16-25 ans », l'agresseur d'Arras étant originaire d'Ingouchie dans le nord du Caucase.